Renovation
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Le blogue des Mordus D'immobilier

Annie Comtois, la rédactrice principale du Magazine Mordus d'Immobilier, nous présente un article sur la nécessité de bien planifier les divers travaux de rénovation. Pour se faire elle rencontre, l'entrepreneur en construction, Cael Camirand de Cam Construction.

 

L’entreprise Cam Construction a fait sa marque dans les années 1980. À cette époque, à Montréal, avec l’omniprésence des hangars dans les cours arrière et le besoin criant de les démolir, Pierre Camirand voit une opportunité d’affaires à saisir. Avec les subventions de la ville pour se débarrasser de ces accessoires de bâtiments désuets et dangereux (source de plusieurs incendies), lui et son frère se lancent dans cette nouvelle entreprise et rapidement, leur travail est reconnu.
 

Dans certains journaux, on les surnomme « Les sauveurs de hangars ». L’entreprise se spécialise depuis une trentaine d’années dans la construction de revêtements extérieurs. Pour s’assurer de la qualité du service dans les délais promis et n’attendre après aucun sous-traitant, au fil des ans, CAM Construction recrute sa propre main-d’œuvre et maintenant, elle compte plus d’une cinquantaine d’employés.

 

 

Points majeurs à surveiller et planification des coûts

 

Selon Cael Camirand, fils du fondateur, maintenant aux commandes de l’entreprise, les travaux extérieurs les plus onéreux à considérer avant l’achat d’un immeuble sont la fondation et la brique. Notons qu’à Montréal, avant les années 1915-1920, les fondations étaient construites en moellons, c’est-à-dire, des murs de pierres montés avec du mortier de chaux. Un type de structure très solide, mais où l’eau peut s’infiltrer. Les coûts des travaux pour ce genre de fondation peuvent grimper rapidement jusqu’à 100 000 $ et plus. Par exemple, l’apparition de ventres de bœuf et de lézardes est signe que les coûts de réparations risquent d’être élevés. À partir des années 1920, les fondations étaient montées avec du ciment, un matériau nouveau et de qualité inférieure à celui d’aujourd’hui. Les maisons avec ce type de structure sont problématiques, car après 80 à 100 ans, la fondation est à refaire. L’effritement des joints de mortier, des fissures à l’extérieur et à l’intérieur de la fondation ainsi que des poutres de soutiens trempées et pourries sont des signes apparents d’un mauvais état de la structure.

 

Dans les années 1945, les fondations sont de meilleure qualité grâce à un ciment plus performant et à l’amélioration des standards de construction. L’entrepreneur précise l’importance de l’accessibilité pour effectuer des travaux. Si creuser avec la machinerie s’avère impossible en raison du manque d’espace, les frais peuvent doubler.

 

 

Plus value d’une façade revampée avec goût

 

M. Camirand mentionne que pour créer une façade tape-à-l’œil, le choix de brique est primordial. L’utilisation de petites briques et l’agencement des couleurs font la différence. Souvent, lorsque la bâtisse est ornée d’une corniche, ce dernier conseille de ne pas hésiter à investir pour la restaurer afin de conserver ce détail distinctif. Ainsi, l’immeuble se démarque; il est en bon état tout en conservant son cachet d’origine : une plus value lors de la revente.

 

Changer les balcons augmente aussi sa valeur. Il explique que ses clients désirent habituellement des balcons avec un bel esthétique tout en respectant les caractéristiques d’origine, et ce, avec le moins d’entretien possible. Pour un résultat optimal, il suggère des rampes en aluminium soudé. Cette option permet d’offrir la même apparence que le fer, mais n’est pas corrosif, donc ne rouille pas (une recette gagnante, mais plus dispendieuse). Pour le revêtement de plancher, notre expert propose de la fibre de verre pour une belle apparence durable et moins d’entretien.

 

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