Augmentez vos chances de succès en vous regroupant

Augmentez vos chances de succès en vous regroupant

Par Hans Brouillette, directeur des affaires publiques 
Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) 
L’expérience constitue le meilleur moyen de prendre les bonnes décisions, d’éviter les erreurs coûteuses et d’avoir du succès. C’est vrai en immobilier comme dans la vie en général. Si, hélas, l’expérience ne s’achète pas avec notre premier immeuble, on peut quand même s’en servir. Comment? En s’appuyant sur le vécu de milliers d’autres propriétaires de logements regroupés au sein d’une association à but non lucratif.
Grâce à la solidarité des 25 000 propriétaires et gestionnaires de logements qui en font partie, la CORPIQ constitue, depuis 35 ans, une source précieuse d’information et de conseils pour les nouveaux propriétaires, tout comme pour les plus aguerris.

Conseils illimités en gestion

Des conseillers en gestion immobilière de la CORPIQ reçoivent des dizaines de milliers d’appels par année. Tous les problèmes, de l’imaginable à l’impensable, sont écoutés et des solutions sont proposées. L’expérience des uns profite donc aux autres ayant le même problème ou, encore mieux, avant qu’ils y soient confrontés. Même le plus expérimenté des propriétaires ne peut détenir l’équivalent de la somme des connaissances de tous les autres.
Pour des erreurs en apparence anodines, des propriétaires se voient refuser une reprise de logement, une augmentation de loyer ou l’expulsion d’un locataire malgré un jugement favorable. D’autres sont obligés d’accepter un cessionnaire de bail indésirable. Un calcul de dates erroné, un mot de trop ou absent dans un avis écrit, un manque de rigueur dans une procédure : une bévue peut avoir d’énormes conséquences. C’est ce que les conseillers en gestion et l’assistance juridique de la CORPIQ évitent aux propriétaires.

Le meilleur service d’enquête

L’immobilier locatif n’est pas sans risque. Malgré les histoires d’horreur, les chiffres obtenus en 2011 par une firme de sondage se veulent rassurants : 92 % des locataires ont une bonne ou très bonne relation avec leur propriétaire. Ce que celui-ci veut éviter, c’est d’être dans l’autre groupe de la statistique et de gérer des relations conflictuelles. La meilleure protection commence par une bonne enquête de prélocation, un domaine où la CORPIQ domine le marché.
ProprioEnquête est un système développé par la CORPIQ et accessible sur Internet. Il permet de consulter instantanément le dossier de crédit détaillé d’un candidat-locataire (avec son consentement) et d’obtenir une vérification de son passé judiciaire (civil, criminel et Régie du logement). ProprioEnquête peut aussi confirmer ses emplois et vérifier ses références des propriétaires actuel et antérieur. Selon les options, il en coûte entre 9,24 $ pour un dossier de crédit et jusqu’à 41,61 $ pour un rapport complet. Parmi les nouveautés, mentionnons la cote de crédit de chacun de ses comptes, pour chacun des mois et sur trois ans. On peut aussi comparer son pointage de risque par rapport aux milliers d’autres candidats enquêtés.
Par ailleurs, la CORPIQ offre à ses membres un programme de rabais. La carte leur donne accès à des prix privilégiés dans les plus grandes chaînes de magasins de peinture, de quincaillerie et matériaux, de location d’outils, etc. Elle offre également un programme d’assurance de dommages. La force du regroupement constitue un bon moyen de réduire ses dépenses et de maximiser le revenu net de l’immeuble.

Créer un environnement propice à l’investissement

La CORPIQ est la seule association à investir des ressources aussi considérables pour promouvoir les intérêts des propriétaires. Elle les défend vigoureusement sur les scènes politique, médiatique et même judiciaire. La CORPIQ exerce un lobbying actif auprès des autorités gouvernementales et municipales. Pour ce faire, elle n’est pas subventionnée. Elle tire ses revenus des cotisations de ses membres. Voici quelques dossiers prioritaires :
Bonifier les critères de fixation des loyers 
Tous les experts s’entendent : les critères de fixation qui composent la méthode de calcul sont totalement dépassés. Ils sont si faibles qu’ils constituent la principale explication à la détérioration du parc de logements locatifs et à la fuite des investissements. Rapports à l’appui, la CORPIQ a proposé au gouvernement plusieurs changements dont les plus importants portent sur le taux d’ajustement du revenu net de l’immeuble (qui ne couvre même pas celui de l’inflation), ainsi que sur l’amortissement des travaux majeurs. Elle poursuit ses représentations dans ce dossier prioritaire.

Permettre le dépôt de garantie 
Un propriétaire sur deux a subi une situation de non-paiement de loyer de plus de trois semaines, l’an dernier. Dans la majorité des cas, les propriétaires ne reverront jamais leur argent. Le Québec est le seul endroit connu où le dépôt de garantie est interdit. La CORPIQ réclame le droit d’exiger le loyer un mois d’avance. Elle demande aussi à ce qu’un propriétaire puisse exiger un dépôt de garantie équivalent à un mois de loyer pour dissuader les locataires qui endommagent leur logement. Un changement législatif est possible.
Notons que la CORPIQ a obtenu, en 1998, une modification à la Loi sur la Régie du logement pour que puisse être saisie une partie du chèque d’une personne prestataire de l’aide sociale en défaut de paiement. Cependant, le gouvernement du Québec n’a toujours pas décrété la date d’entrée en vigueur de la mesure.
Réduire les délais judiciaires
Propriétaires et locataires s’entendent : les délais judiciaires à la Régie du logement sont inacceptables et accroissent le préjudice subi par les parties. L’annonce du gouvernement le 10 octobre de nommer quatre greffiers spéciaux supplémentaires est un petit pas, mais il est nettement insuffisant. La CORPIQ a soumis au gouvernement du Québec un mémoire contenant 13 recommandations visant à la réduire les délais, tant administratifs que législatifs, ainsi que le volume de causes entrant à la Régie du logement.
Freiner l’accroissement des taxes foncières 
Les propriétaires de logements sont forcés d’agir au bénéfice des villes en tant que percepteurs de taxes auprès des locataires, auxquels ils transfèrent les hausses sous forme de loyer. Non seulement ce transfert réduit-il la capacité financière des locataires à assumer l’indexation normale des loyers, mais il faut également déplorer que l’augmentation soit, à tort, perçue comme un revenu additionnel pour le propriétaire. La CORPIQ réclame des villes un meilleur contrôle de leurs dépenses, sans réduire les services. En ce qui concerne la taxe scolaire, la CORPIQ réclame son abolition. L’éducation devrait être financée de façon équitable à même l’impôt sur le revenu.

Revoir les conditions de service d’électricité 
La CORPIQ intervient devant le tribunal de la Régie de l’énergie contre certaines pratiques d’Hydro-Québec. L’un des principaux problèmes découle du fait qu’elle oblige le propriétaire à reprendre le compte d’électricité d’un locataire s’étant désabonné avant la fin du bail. S’il refuse, le courant est interrompu et des frais de 361 $ lui seront facturés. La CORPIQ sera en cour en décembre 2014 afin d’obtenir une diminution substantielle de ces frais.

Le temps, c’est de l’argent

En immobilier locatif, le temps est précieux; à vous de choisir si vous l’utiliserez pour être proactif ou passif. N’essayez pas de tout faire seul. Personne ne possède tous les talents et le savoir-faire. Gagnez du temps en vous alliant à ceux qui sont plus efficaces que vous dans certains domaines et concentrez vos énergies là où vous excellez. Vous avez des objectifs d’investissement et de vie à atteindre. Empruntez dès le départ le meilleur chemin, vous irez beaucoup plus loin.


 

 
 

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